Dimanche 4 octobre 2009
J'ai ressenti des choses incroyables. De ce genre de choses qu'on ne peut qu'imaginer, et encore, on est très loin de la vérité. Pensez à tous les films, à toutes les séries, toutes les chansons parlant de la drogue. Observez attentivement les trips des protagonistes, ces couleurs, ces hallucinations, ces mélanges, ces apparitions, ce flou & toute cette confusion. Ecoutez les paroles, imprégnez-vous du rythme si singulier. Multipliez tout ça par mille. Non, dix mille.



Ces connexions qui se font, si vite, trop vite, le débit de mes paroles, de nos paroles, n'aurait jamais suffi à exprimer tout ce que nous ressentions. L'herbe paraissait si douce, et si verte ! Un vert éclatant, bien qu'il fasse nuit. Nos seuls regards amenaient fous rires & larmes. C'était tellement iréel.. Je voyais tous ces corps, tous ces corps se mouvant bien trop lentement autour de moi, ces visages étranges et bien hostiles, il faisait nuit mais mes yeux n'étaient plus bleus, ils étaient noirs, la moindre parcelle de lumière ne m'échappait pas. D'un coup, me déplacer seule paraissait si dur, je me sentais tellement tiraillée entre plusieurs choix, j'avais totalement perdu toute notion de la raison, du choix, de la décision. Je ne me sentais pas si bien que ça, car le LSD me rend trop sincère, et donc méchante, ce qui est plutôt négatif - sachant que les hallucinés prennent tout à coeur. Je ne savais pas comment me calmer, je pleurais depuis deux minutes et j'avais l'impression d'être déjà vidée, le visage ravagé & les yeux explosés, alors affronter les regards de personnes inconnues et fort antipathiques ma foi, c'était insurmontable.



Pour m'aider, j'ai eu la très mauvaise idée d'écouter ma musique - Groundation m'a fait me sentir "filmée", comme si je n'étais qu'une stupide actrice de je ne sais quel film de merde sur la drogue chez les trop jeunes/trop inconscients ; Prodigy m'a donné envie de vomir & finalement Deerhunter m'a calmée. Maintenant que j'y pense, je n'aurais pas pu vomir, mon estomac était désespérément vide, mais que voulez-vous, quand on est halluciné on n'a vraiment pas faim, voir une assiette de bouffe et l'imaginer dans son ventre, à part des hauts-le-coeur, ça n'évoque rien. Je crois que si j'ai pleuré, c'était l'angoisse de la séparation, toujours plus proche, 21h55, inéductable. On retrouve ses obssessions, ses peurs & ses pires cauchemars, avec Lucy. Ce qu'on est vraiment, au fond de soi, on a beau pouvoir le cacher la plupart du temps.. Lucy perce tout le monde à jour, on est nu & bien faible sous son emprise. J'ai retrouvé en moi ce qui m'était fondamental - la musique & la pornographie, ou plutôt érotisme, c'était tellement réel -, j'ai retrouvé ma lâcheté et mon comportement de petite fille trop vite grandie. C'était tellement effrayant mais à la fois mieux que tout. Comme un mélange de dessin animé, de fête foraine & de film d'horreur.

Je ne voulais pas la quitter ! Elle était la seule à me comprendre, alors j'ai pleuré. Une fois seule, j'ai bien du me faire une raison & je suis encore perplexe. Comment ai-je fait pour ne pas me jeter de ce pont, où celui-là, pour ne pas rester assise sur une ligne de tram, pour ne pas parler à mon hallucination ? Je l'ai rejointe et ça allait mieux. Tous mes sens étaient exacerbés, il y avait trop de douceur et de chaleur pour moi, c'était bien trop, je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Til the end.



Fifteen hours of intense deconnexion.
Par Shane
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Mercredi 21 janvier 2009
Reprenons.

" mais arrête de critiquer. Les gens ont le droit d'être tristes. Et eux seuls savent si leur vie est belle ou non, pas toi, arrête avec tes "soi-disant". Tu dis que tu ne citeras personne, mais rien que le fait de le dire, ils le seront quand même blessés. "


Quelle remarque pleine jusqu'à ras-bord de bons sentiments. Ca dégouline, c'est mièvre, bref : on a l'habitude.
Critiquer développe l'esprit, la personnalité, non? J'aime critiquer. Les êtres et les objets. Personne n'est parfait, mmh? Tout mérite donc d'être descendu, incendié, en un mot simple : critiqué. Pourquoi me retiendrais-je? Au nom de codes totalement hypocrites et dénués de sens? Laisse-moi rire.

Tu vois, si j'utilise tant de questions réthoriques depuis tout à l'heure, c'est parce que je juge tes paroles inutiles, et indignes d'un débat. Donc je réponds moi-même à des questions tellement stupides. Pourquoi te sens-tu obligée d'être (répulsion) gentille? Pourquoi te sens-tu visée dans chacun de mes écrits, précisément quand je ne parle pas de toi?

J'ai du mal à exorciser le mal que je me suis imposé et m'impose encore par ta faute, mais même en essayant de tout laisser derrière moi, en écrivant ici, ailleurs, partout, en parlant de toi le plus mal possible, je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu fais toujours ça. Défendre les autres, fraternité, aimez-vous, j'aime tout le monde.. Laissez-moi vomir. Oui, vomir, vomir toutes ces paroles dorées que je ne supporte plus, vomir ces sourires et ces rires ternes vides d'insouciance, car :


"L'insouciance ne s'improvise pas", je l'ai lu dans l'agenda de Laurine.


Par Shane
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Vendredi 9 janvier 2009
Je crois que je t'aime.

Je ne sais pas comment expliquer un tel sentiment, je crois que l'amour d'une fille à une autre est ce qu'il existe de plus beau, de plus fort et surtout de plus irrationnel. Oui, ce que je fais est contre nature, peut-être que jamais ça ne se concrétisera, et alors? Je m'en fous, pour l'instant je veux juste crier au monde entier que je t'aime, toi et toi seule, que j'ai envie de te montrer les plus beaux endroits,  de faire toutes ces choses si intimes et si excitantes dont je rêve depuis des mois, de te montrer à quel point je t'aime, que c'est vrai et que ce n'est pas voué à l'échec.
Peut-être que ce sera dur, peut-être qu'on ne surmontera pas tout ça, je veux juste vivre l'instant présent à fond, je ne veux pas de problème entre nous, je veux que tout soit parfait. Je veux oublier le monde qui nous entoure, juste toi et moi, et ce serait le bonheur le plus complet.
Je veux t'embrasser sous la pluie, danser, chanter avec toi, je veux courir avec toi, et dormir contre toi, je veux tout faire et j'ai si peu de temps.  Je crois en nous, après tout c'est pour ça que je t'écris. Mes sentiments sont forts et sincères, c'est vrai. Ca te semble sûrement faux, iréel, impossible, et porutant.. Le coeur de glace fond parfois, en l'occurence pour toi.
Je suis prête à t'offrir tout ce que j'ai, à faire tous les sacrifices, commettre tous les crimes, tout ce que tu me demanderas, je le ferais, du moment que tu es heureuse.
Je t'aime, bon sang, je veux que tout le monde le sache et en même temps je veux garder tout ça secret, je veux qu'entre nous ce soit fort, passionné, que les gens en deviennent blancs de jalousie, qu'ils nous envient et nous haïssent, tant qu'on s'aime!
Je veux faire pleurer tous ces mecs qui te veulent, je veux que tu ne sois qu'à moi, je veux de la violence. En amour je ne fais pas dans la demi-mesure, c'est tout ou rien, or tu es tout, tout. Je ne veux jamais rien te cacher, je ne te ferais jamais souffrir, et si un jour ça arrive, j'en crèverais je crois.. Je t'aime peut-être trop?
Je te veux toi toute entière, je rêve que nous ne fassions plus qu'une, que ça puisse arriver me met les larmes aux yeux. Ces mots si durs à dire deviennent naturels avec toi, tout est si fade à tes côtés, sache-le.. Je ne te laisserai pas m'échapper.






Mensonges.
Par Shane
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Vendredi 2 janvier 2009
« Et j'ai failli le faire avec la meilleure amie de mon ex, mais ça aurait été trop moche...



- Non, mon vieux, non, tu n'as rien compris. Jamais tu n'aurais rien fait avec moi. Même défoncée comme je l'étais, même bourrée jusqu'à en oublier mon prénom, JAMAIS je n'aurais couché avec toi, pour qui tu te prends en disant ça?! Jamais je n'aurais couché avec un mec, qui plus est aux cheveux longs. Alors voilà. Pour ces quelques mots j'ai envie de te haïr, de te dire que tu es pitoyable, que plus jamais tu ne verras l'ombre d'un sourire sur mes lèvres en ta présence. Mais je ne vais pas le faire.

Vous avez remarqé à quel point les hommes se sentent toujours irrésistibles, surtout lorsque c'est loin d'être le cas? Comme ça les blesse dans leur ego de savoir qu'il y a des femmes qui peuvent vivre parfaitement bien SANS eux?
Comme ils ont peur, envie, pitié de nous? Ca me donne envie de rire. Rire, rire aux éclats, sans jamais m'arrêter, jsuqu'à en mourir sur place, oh oui. Quelle jouissance.

Après ça je prendrais un couteau, un poignard, je le lui enfoncerais dans la nuque et tracerait les lettres de mon prénom sur tout son dos, afin qu'il ait mal, très mal, horriblement mal, et surtout pour qu'où il aille, il sente ma douloureuse présence derrière lui. Qu'à chaque fois qu'il se couche, qu'il s'asseye, qu'il respire, il souffre, et que ce soit à cause de moi.
 





Crève.
Par Shane
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Mardi 30 décembre 2008


Welcome.
Je ne prétends pas être intéressante, ni écrire bien, mais de toute façon une seule personne me lit alors bon..





To you, shitty. Because I love you more and more each time, whatever you do/did.
Par Shane
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